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Aline Jacomet - Somatothérapeute
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Le déni de soi ou les croyances sur nous-mêmes qui nous entravent

Qui n’a jamais eu ces petites phrases dans la tête : « Je suis nul(le) », « Je ne vaux rien », « Je n’y arriverai jamais », « Je ne mérite pas… », « Je suis trop ceci », « Je ne suis pas assez cela »…

Mais d’où viennent ces pensées de déni de nous-même qui se manifestent parfois de manière inattendue et qui peuvent nous obséder au point de nous paralyser ? Elles prennent en fait leur source dans notre enfance.

Un enfant conclut toujours qu’il est fautif !

Un enfant, dès sa naissance, a beaucoup de besoins : être nourri, changé, lavé mais aussi aimé, câliné, sécurisé… Il est en incapacité de répondre par lui-même à ses besoins et est totalement vulnérable et dépendant de ses parents.

Mais quel parent, même le plus aimant et le plus attentif, est capable de répondre instantanément à tous les besoins de son enfant ? Quel parent décode à coup sûr ce qui pousse son bébé à crier ou pleurer ? Aucun !

Le déni de soiTout enfant fait donc face à des besoins et des attentes non remplis, à des degrés divers selon son environnement. Ne pouvant appréhender ce dernier et ses contraintes, il en arrive toujours à la même conclusion : si son papa ou sa maman se comporte ainsi, c’est qu’il est fautif. Un enfant est centré sur lui-même. Du coup, c’est forcément de sa faute si ses parents, les personnes les plus importantes dans sa vie et dont il dépend, ne répondent pas à son besoin de l’instant !

De cette conclusion, il va adopter des croyances du type « je ne vaux rien », « je ne mérite pas… » etc… selon le contexte et les manques auxquels il fait face.

Quelles sont les conséquences du déni sur nos vies ?

Ces jugements sur nous-mêmes sont tellement ancrés dans notre subconscient qu’ils pilotent notre vie en sous-marin. En effet, sans nous en rendre forcément compte, nous regardons la vie à travers ce prisme. Nos pensées et donc nos comportements et nos actions sont sous-tendus par ces croyances sur nous-mêmes.

Le déni de soiLes conséquences sont diverses et variées selon les croyances et les individus.
L’un, pensant qu’il est bon à rien, s’auto-sabotera inconsciemment dans sa vie professionnelle.
L’autre, considérant qu’il ne mérite pas d’être aimé, se mettra en échec dans ses relations amoureuses. Même s’il rencontre une personne qui l’aime profondément, une partie de lui restera convaincue que cela n’est pas possible et fera tout pour saboter la relation.

Car les croyances ont ceci de pervers qu’elles nous poussent inconsciemment à agir de manière à les confirmer et à les valider. Et à chaque nouvel échec, cela vient nous conforter un peu plus dans le fait que l’on a raison de croire ce que l’on croit !

Comment s’en sortir alors ?

Malgré tout, il est possible de s’en sortir ! Voici les 2 axes.

Intégrer que nous ne sommes pas coupables de ce qui nous est arrivé

Pour cela, il est nécessaire d’identifier la source de ces croyances dans notre enfance. Quelles sont nos plus grandes blessures ? Quels ont été nos besoins les moins remplis ? Et il est indispensable de voir que nous n’y étions pour rien. Si un autre enfant que nous était arrivé à notre place, aurait-il été traité différemment ? Non !

Le déni de soiEn tant qu’adulte, il est aisé de comprendre intellectuellement que nos parents ont fait du mieux qu’ils pouvaient, qu’ils ont leurs propres difficultés… Il est par contre plus délicat d’intégrer au fond de nous-mêmes et de ressentir dans notre chair que nous ne sommes pas coupables. Et, qu’en conséquence, nous n’avons pas à nous punir et à nous auto-saboter dans notre vie d’adulte.

Ne pas nourrir les pensées de déni

Il est également important de ne pas nourrir les pensées de déni. Mais comment fait-on ?

Il suffit de ne pas leur donner d’attention ! Notre attention est de l’énergie et l’énergie renforce ce sur quoi elle est dirigée. Que faites-vous quand une de ces pensées de déni vous assaille ? Généralement on la conforte, soit en imaginant notre futur échec garanti, soit en se remémorant tous les échecs précédents qui viennent nous prouver que oui, définitivement, on n’est pas capable ! En agissant ainsi, on renforce la pensée qui reviendra encore et encore.

Le déni de soiLe « secret » réside à laisser passer ces pensées de déni, comme on laisse passer une pensée du type « Tiens, il fait beau aujourd’hui ». Il ne faut pas chercher à lutter contre elles car, là encore, cela les renforcerait. Juste les laisser passer, ne pas imaginer ce qui pourrait se passer, ne pas se souvenir des événements précédents. Lorsque l’on est pris par ce type de pensées, on se sent souvent mal, voire misérable, car cela peut raviver la blessure du passé à l’origine de cette croyance. Il s’agit d’être conscient de ce qui est en train de se passer et de se dire, par exemple : « Ok, c’est juste une croyance, c’est juste du déni, ce n’est pas la vérité. Je passe à autre chose. ».

Quels sont les freins à lâcher le déni de nous-mêmes ?

Et si demain, vous rencontriez le compagnon ou la compagne dont vous rêvez ? Si demain, vous aviez le job qui vous correspond pleinement ? Si demain, vous réussissiez ce projet qui vous tient tant à coeur ? Que se passerait-il ?

Tous les auto-jugements et les auto-sabotages, mis en place depuis l’enfance, nous maintiennent dans une situation certes inconfortable mais connue et sécurisante. Or l’être humain a peur de l’inconnu et recherche la sécurité. Finalement n’avons nous pas intérêt à rester dans le déni de nous-mêmes ?

Celui qui, petit à petit, se libère du déni de lui-même, se rend compte un jour que le déni lui sert surtout à ne pas assumer qui il est réellement et à ne pas prendre pleinement la responsabilité de sa vie. Car il est finalement plus facile de justifier ses échecs par la faute à son passé ou la faute à pas de chance que d’assumer pleinement sa vie.

Le déni de soi

Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur, notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.  C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraye le plus.

Marianne Williamson, citée par Nelson Mandela dans son discours d’investiture.

Et vous, êtes-vous prêt à vous libérer du déni de vous-même et à assumer pleinement ce que vous êtes ?

Aline Jacomet

Un grand merci à Darpan qui m’a transmis cet « enseignement » qui a changé ma vie.

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